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Les critères de choix pour un compost de qualité

Le compostage est une solution écologique et économique pour valoriser les déchets organiques du quotidien. Toutefois, il ne suffit pas simplement d’empiler les déchets pour obtenir un bon compost. Plusieurs critères sont à prendre en compte pour favoriser la transformation des déchets en humus riche en nutriments. Dans cet article, nous allons explorer les conditions essentielles pour garantir la qualité de votre compost.



La diversité des déchets à composter



Un bon compost résulte d’un équilibre entre différents types de déchets organiques. Il est important de mixer des matières riches en azote (déchets verts) et en carbone (déchets bruns).




  1. Les déchets verts apportent l’énergie nécessaire aux micro-organismes responsables de la décomposition :


    • Épluchures de légumes et fruits, coquilles d’œufs, marc de café, sachets de thé, etc.


  2. Les déchets bruns offrent une structure poreuse qui favorise l’aération et l’évacuation de l’eau :


    • Feuilles mortes, branches broyées, cartons non imprimés, paille, sciure, etc.




N’hésitez pas à enrichir votre compost avec des déchets moins conventionnels comme les cendres de bois, les copeaux de crayon ou les cheveux. Le brassage de ces éléments variés garantira l’apport des différents nutriments essentiels, comme le potassium, le phosphore et l’azote.



L’aération du compost pour une vie microbienne dynamique



Assurer une bonne oxygénation est fondamental pour favoriser la décomposition des déchets par les micro-organismes aérobies. Un compost trop compact ou mal aéré peut entraîner des fermentations indésirables et délétères pour la qualité finale du compost.

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  1. Structure : optez pour un bac à compost équipé d’aérations latérales pour faciliter la circulation de l’air.

  2. Brassage régulier : retournez le contenu du composteur toutes les 6 à 8 semaines afin d’éviter la compaction et de stimuler l’activité biologique.



On peut également ajouter au compost des matériaux structurants tels que les branches broyées pour améliorer la porosité et prévenir d’éventuels engorgements.



La contribution des organismes décomposeurs



Le travail de dégradation s’effectue grâce à un riche écosystème composé de bactéries, champignons, acariens, cloportes, vers de terre et autres insectes. Il est donc primordial de leur offrir un habitat propice :




  • Un sol vivant qui favorise la propagation et le développement de ces auxiliaires du compost.

  • Des conditions humides (environ 50 % d’humidité) pour stimuler l’activité microbienne. On peut arroser légèrement le tas de compost si le processus semble trop lent.



Le contrôle des odeurs et nuisibles



Un bon compost se développe sans générer de mauvaises odeurs ni attirer les indésirables comme les rats et les insectes nuisibles. Pour éviter ces désagréments :




  1. Ne pas ajouter de déchets animaux tels que la viande ou le poisson, qui peuvent émettre des odeurs nauséabondes et attirer les nuisibles.

  2. Assurer un bon équilibre entre déchets verts et bruns afin de limiter l’apparition des fermentations anaérobies responsables des mauvaises odeurs. Un excès d’azote contribue également à la formation d’ammoniac gaspilleur d’odeurs.

  3. Maintenir une aération optimale en mélangeant régulièrement le compost. En effet, une absence d’oxygène est souvent synonyme de pourrissement et de mauvaises odeurs.



L’utilisation d’un abri adapté



Il est recommandé de protéger votre compost avec un abri spécifique comme une bâche, un toit incliné ou un couvercle ventilé. Cet équipement permet :

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  • De réguler l’humidité du compost en le protégeant des intempéries (pluie, neige) et de l’évaporation excessive.

  • D’éviter le lessivage des nutriments par les eaux de pluie, en conservant ainsi la qualité du compost.

  • De réduire l’attraction des nuisibles en limitant les accès au compost.



La maturation et valorisation du compost



Finalement, pour obtenir un compost mûr, il faut respecter certaines conditions :




  1. Durée : une période d’environ 4 à 6 mois est habituellement nécessaire pour que les déchets se transforment en humus. Cette durée peut varier en fonction des conditions climatiques, du type de déchets et de l’aération du tas.

  2. Saison : le début de printemps est souvent considéré comme la meilleure période pour utiliser le compost. En effet, les températures plus chaudes activent la vie microbienne et favorisent la maturation du compost.



Une fois votre compost prêt, vous pourrez l’utiliser pour nourrir vos plantes ou améliorer la structure de vos sols. En somme, opter pour le compostage permet de participer activement à la préservation de notre planète et d’accroître la santé de vos sols et végétaux.

melwynn

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