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Quels facteurs influencent le succès du marcottage ?

Le marcottage est une technique de multiplication des plantes largement utilisée, qui consiste à faire enraciner un rameau encore attaché à la plante mère. Cette méthode offre l’avantage de produire rapidement et facilement de nouvelles plantes tout en conservant les caractéristiques génétiques de la plante d’origine. Toutefois, pour réussir cette opération, plusieurs facteurs sont à prendre en compte.



Une sélection rigoureuse des branches à marcottées



Pour optimiser les chances de réussite du marcottage, il est crucial de porter une attention particulière au choix des tiges. Les principales recommandations incluent :




  • Sélectionner des rameaux sains et vigoureux. Il est essentiel de privilégier des parties bien développées et exemptes de maladies ou de parasites. Des rameaux faibles ou malades seraient moins aptes à développer de nouvelles racines.


  • Opter pour des rameaux de l’année précédente ayant déjà fructifié. Dans ce cas, choisir les pousses latérales appelées « gourmands » émanant directement du tronc ou des branches charpentières.


  • Privilégier les tiges souples et flexibles. Ces dernières sont généralement plus faciles à modeler et offrent une meilleure adhérence au sol, augmentant ainsi les chances de marcottage réussi.



La période idéale pour le marcottage



Le succès du marcottage est également impacté par la période choisie pour réaliser cette opération. Toutefois, celle-ci varie en fonction du type de plantes concernées. Voici quelques conseils adaptés à différentes catégories :




  1. D’octobre à mars : Cette période convient principalement aux arbres fruitiers et à certains arbustes d’ornement.


  2. De février à mai : C’est la période idéale pour marcottée sur la plupart des rosiers et de nombreux autres végétaux à feuillage caduc.


  3. D’avril à septembre : Durant ces mois, les plantes vivaces herbacées se prêtent bien au marcottage, tout comme certaines espèces de fougères et de bambous.


  4. Toute l’année : Les plantes à feuillage persistant, telles que les rhododendrons, les azalées ou les houx, peuvent être marcottées à n’importe quelle saison.

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Les différentes techniques de marcottage



Il existe plusieurs méthodes de marcottage pouvant influencer le taux de réussite. Parmi elles, on peut citer :




  • Marcottage aérien : Principalement utilisé sur les plantes d’appartement ou les végétaux ligneux difficiles à multiplier par bouturage, cette technique consiste à stimuler l’émission de racines à partir d’une incision pratiquée sur une tige aérienne.


  • Marcottage en pleine terre : Cette méthode, très répandue pour les arbustes et les fruitiers, consiste à enterrer une partie de la branche choisie dans le sol. Au contact de l’humidité et des éléments nutritifs du sol, celle-ci développe ses propres racines.


  • Marcottage en pot : Similaire au marcottage en pleine terre, cette technique consiste à plonger une portion du rameau marcotté dans un contenant rempli de substrat humide et fertile. Cette option peut être particulièrement avantageuse lorsqu’on souhaite déplacer aisément la nouvelle plante une fois enracinée.




Le choix du substrat et les conditions d’enracinement



Pour favoriser le développement des racines lors du processus de marcottage, il est crucial de veiller à maintenir un environnement propice à leur croissance. Quelques critères à considérer incluent :




  • Le type de substrat : Un terreau léger, meuble et bien drainant est recommandé pour encourager l’enracinement.





  1. Des apports en matière organique :
  2. L’utilisation de compost ou de tourbe peut faciliter la formation de racines grâce à leur importante capacité de rétention en eau et en nutriments.

  3. Une humidité constante :
  4. Pour stimuler le développement des racines, il est primordial de veiller à ce que le sol reste toujours suffisamment humide, en arrosant régulièrement et en évitant la formation de flaques.

  5. Une bonne aération :
  6. Une oxygénation suffisante du sol est également bénéfique pour l’enracinement. Le remaniement occasionnel du sol peut faciliter l’échange gazeux entre les racines et l’atmosphère ambiante.
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Les soins post-marcottage



Après avoir réalisé le marcottage, il est nécessaire d’apporter quelques soins supplémentaires pour s’assurer de la survie des nouvelles plantes obtenues. Parmi ces attentions figurent :




  • La protection contre le vent : Les jeunes pousses sont particulièrement vulnérables aux rafales de vent, qui peuvent affecter leur stabilité ou endommager leurs racines encore fragiles. Installer un tuteurage pour soutenir les plantules nouvellement enracinées peut être une solution efficace.


  • L’arrosage et la fertilisation : Pour encourager la croissance des jeunes plants, il est important de veiller à leur apporter suffisamment d’eau et de nutriments. Un arrosage régulier et modéré, ainsi que des apports ponctuels en engrais organique, contribuent à favoriser leur développement.


  • Le contrôle des maladies et parasites : Les nouvelles pousses peuvent être sensibles aux attaques de parasites ou au développement de maladies fongiques. Il convient donc de surveiller régulièrement leur état sanitaire et d’intervenir si nécessaire à l’aide de traitements adaptés.



En conclusion, la réussite du marcottage dépend de plusieurs facteurs, allant du choix des rameaux et de la période de réalisation à la méthode employée et aux conditions d’enracinement. En veillant à respecter ces critères et en apportant des soins attentifs aux jeunes plantes obtenues, il est possible de multiplier avec succès divers types de végétaux.

melwynn

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