AccueilPlantationsQuel est le meilleur moment de l'année pour pratiquer le marcottage ?

Quel est le meilleur moment de l'année pour pratiquer le marcottage ?

Le marcottage est un moyen efficace et naturel de reproduire des plantes sans passer par la phase de semis. Cette technique consiste à enraciner une tige ou une branche d’une plante, tout en la laissant rattachée à la plante mère, puis à séparer cette nouvelle pousse une fois les racines formées. Mais quel est le meilleur moment de l’année pour pratiquer le marcottage ? Découvrons ensemble quels éléments influencent notre choix et comment adapter cette opération aux différentes espèces végétales.



Les facteurs clés du succès du marcottage



Tout d’abord, il convient d’évoquer les critères généraux qui déterminent le bon déroulement d’un marcottage. Ces critères sont essentiels pour comprendre pourquoi certains moments de l’année sont plus propices que d’autres à cette technique :




  • La capacité de la tige à former des racines : certaines espèces forment plus facilement des racines adventives (c’est-à-dire issues directement de la tige) que d’autres. La connaissance des particularités de l’espèce concernée est donc primordiale.


  • L’état de santé de la plante : une plante vigoureuse et bien développée sera en mesure de mieux supporter le prélèvement d’une partie de sa tige et de ses ressources.


  • Les conditions environnementales : un sol bien drainé, une luminosité adéquate, et une humidité suffisante mais pas excessive sont nécessaires à la formation des racines.

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Le printemps, période phare pour le marcottage



Dans la plupart des cas, le meilleur moment pour pratiquer un marcottage est au début du printemps, juste au démarrage de la saison de croissance. Cette période présente plusieurs avantages :




  • L’augmentation de la sève : au printemps, la montée de la sève favorise l’établissement des racines adventives et améliore les chances de réussite du marcottage.


  • Des tiges plus flexibles : les jeunes pousses apparues au cours de l’hiver précédent sont généralement plus souples, ce qui facilite leur manipulation et le contact avec le sol ou le support de marcottage.


  • La durée de la saison de croissance : en débutant le marcottage au printemps, on maximise la durée de croissance dont bénéficiera la jeune pousse avant d’affronter les rigueurs de l’hiver suivant.



Néanmoins, il est important de noter que le calendrier recommandé peut varier légèrement en fonction de l’espèce végétale concernée et de son rythme biologique spécifique. Certains arbustes fleuris, par exemple, préféreront être marcottés quelques semaines après la floraison.



Comment adapter le calendrier selon les espèces ?



Pour affiner davantage notre connaissance du meilleur moment pour pratiquer un marcottage, il est nécessaire de se pencher sur les spécificités des différentes espèces végétales. Voici quelques exemples courants dont les recommandations peuvent légèrement différer :



Marcotter des arbres fruitiers



Pour les arbres fruitiers comme le pommier, le poirier ou le cerisier, le printemps reste la période idéale pour réaliser un marcottage. Toutefois, il convient d’attendre que la montée de la sève soit bien engagée et que l’écorce du rameau à marcotter se détache facilement. Dans certaines régions ou pour certaines variétés tardives, cela peut correspondre au début de l’été plutôt qu’au début du printemps.

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Marcotter des arbustes à fleurs



Concernant les arbustes ornementaux tels que le rhododendron, l’hortensia ou encore le forsythia, il est préférable d’attendre la fin de la floraison pour procéder à un marcottage. En effet, le processus de formation des racines adventives est facilité par la diversion des ressources énergétiques de la plante, une fois sa mission de reproduction assurée.



Marcotter des plantes grimpantes



Les plantes grimpantes telles que le lierre, la clématite ou la passiflore bénéficient également d’un marcottage au printemps, lorsqu’elles sortent de leur phase de dormance et que la montée de la sève est optimale. Toutefois, ces plantes s’enracinent généralement assez facilement en été ou même en automne, pourvu que les conditions climatiques soient favorables.



Le marcottage en pratique



Une fois le moment idéal déterminé selon l’espèce végétale concernée, il convient de suivre les étapes clés suivantes pour réussir son marcottage :



  • Sélectionner une tige souple et bien développée sur la plante mère.


  • Préparer le sol ou le support de marcottage (terreau, tourbe, sable…).


  • Maintenir un contact étroit entre la partie enterrée de la tige et le substrat.


  • Assurer une humidité adéquate pendant toute la durée de formation des racines.


  • Vérifier régulièrement l’état des racines et séparer la nouvelle pousse de la plante mère une fois qu’elle dispose de suffisamment de racines pour assurer sa survie en tant que plante indépendante.



En résumé, le meilleur moment pour pratiquer un marcottage est généralement au début du printemps, mais peut varier légèrement en fonction de l’espèce végétale et de ses spécificités biologiques. Adapter son calendrier et respecter les bonnes pratiques culturales permettra ainsi d’optimiser les chances de réussite et d’obtenir des plantes vigoureuses issues du marcottage.

melwynn

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